mardi 28 décembre 2010

Parcours : quand le télémarketing mène au webmarketing

Ce blog a pour vocation de publier régulièrement des témoignages d'autodidactes, n'hésitez pas à m'envoyer le vôtre à tribunedautodidactes@yahoo.fr.
J'ai le plaisir d'ouvrir le bal avec le récit de mon propre parcours professionnel :

Un BAC Littéraire à Lyon suivi de deux années dans une école privée de cinéma (spécialité montage) à Paris ; mon diplôme en poche, j’ai cherché dans cette branche mais les places sont plus que rares, j’ai rapidement fait le choix de garder mon intérêt pour le 7e art pour mes loisirs, il fallait que je gagne ma vie, retour dans ma ville natale, Lyon.
Après une belle collection de petits boulots, dans des secteurs divers et variés (crédit à la consommation, assistance, téléphonie, restauration…..), souhaitant évoluer, j’ai suivi une formation d’assistante commerciale et suis ensuite partie 6 mois à Londres pour apprendre l’anglais.

A mon retour, après quelques missions de téléopératrice en intérim, j’ai décroché un sacro saint CDI dans une PME de 50 personnes dans le secteur des hautes technologies.

J’ai choisi de signer avec cette société parce que je pressentais qu’elle allait se développer et que des opportunités d’évoluer se présenteraient ici plus qu’ailleurs.
Le job ? Du télémarketing, vendre par téléphone des solutions de sécurité informatique, domaine totalement inconnu pour moi jusqu’alors ; j’ai l’habitude de m’adapter, maîtriser le langage de cette activité de pointe a été plus long qu’à l’accoutumée et a donné lieu a de grands moments de solitude lors de conversation avec des prospects, contacts techniques avertis, mais comme je pars du principe que tout s’apprend, j’ai appris.
La téléprospection n’étant pas franchement un plan de carrière, je me suis accrochée à l’espoir d’une opportunité d’évolution.

Une première véritable opportunité
Au bout de huit mois, mes efforts ont été récompensés…Un nouveau manager est arrivé, avec un management à l’américaine : « tu as envie d’évoluer ? Pas de problème, je te donne un challenge, à toi de le relever. »
J’ai donc pris en main, avec l’appui et le soutien constant de ce manager, un projet d’externalisation du télémarketing ; beaucoup de stress et d’heures supplémentaires, mais le jeu en valait la chandelle.
J’ai beaucoup appris et surtout j’ai mené le projet à son terme et me suis vu confier la gestion de la relation au quotidien avec le prestataire choisi.

Suivie d'une deuxième..
Ce manager m’a ensuite positionnée sur un projet d’évolution de version du logiciel CRM (Customer Relationship Management), un outil que je connaissais en tant qu’utilisateur puisqu’une base de données organisée est indispensable pour faire du télémarketing, mais il a fallu que je me dépasse et que je comprenne les aspects plus techniques de l’outil.
J’ai donc dû acquérir de nouvelles compétences pour mener à bien cette mission, Re stress et heures sup’ mais on n’a rien sans rien.
Peu de temps avant la mise en place de la dite évolution, mon boss a quitté la société et j’ai dû assumer la fin du projet seule ; malgré une peur bleue de ne pas réussir, je n’ai pas voulu céder à la panique et baisser les bras, j’ai mené à bien la fin du projet et j’ai ensuite pris en charge le support utilisateur et la gestion du logiciel CRM au quotidien (les évolutions, les imports/exports…..).
Deuxième défi relevé.
1 an et demi après mon arrivée, j’avais déjà fait mes armes sur des projets importants et acquis de nouvelles compétences.

Jamais deux sans trois..
Je change à nouveau de manager, nouveau défi : projet de refonte du site internet, j’ai assuré toute la maîtrise d’ouvrage du site pour ensuite en assumer l’animation et les projets d'évolutions.
Ma mission consistait à maintenir les sites de mon entreprise vivants et attractifs en utilisant tous les outils que peut offrir la toile ; le tout pour développer la visibilité du groupe, en accord avec la stratégie de communication de la direction. J’ai pu appliquer les compétences développées précédemment, j’ai découvert un métier passionnant, en évolution constante.

Et la crise sonne le glas d'un joli parcours
Quatre années s’écoulent durant lesquelles je suis responsable du site internet de la société.
Mes six derniers mois dans l’entreprise sont l’occasion d’un focus important sur les réseaux sociaux : création et animation d’une page Facebook, étude de la pertinence d’interventions sur des hubs spécialisés sur Viadéo et Linkedin, veille de la concurrence, etc…
Mais je n’aurai pas le temps d’aller au bout de ce nouveau défi, mon poste est supprimé pour cause de licenciement économique.
30 jours plus tard, après 6 années d'un parcours riche en expériences, c’est le retour à la case chômage, nouvelle vie ? Nouvelle(s) galère(s) ? C’est à moi de trouver le moyen de transformer ce que je ressens comme un échec en une opportunité.

En conclusion, j’ai fait le choix de me former « sur le tas », ou plutôt cette solution s’est rapidement imposée à moi, parce que les bancs de l’école n’ont jamais été mon fort. Non pas par fainéantise, mais parce que j’ai besoin de concret, de me confronter au terrain. L’enseignement scolaire est très éloigné de la réalité de l’entreprise, trop à mon goût en tout cas.

Il est certain que ce parcours n’est pas des plus simples, qu’il a fallu que je me batte pied à pied, que je prouve plus que les autres ma valeur - et ce n'est probablement pas fini - mais plutôt que d'en rougir, j'ai choisi de l'assumer.

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